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La Bérarde

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Site de la Bérarde

La Bérarde - Le site

Vers 1930 - Collection Vallouimages

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La Bérarde en 1860

La Bérarde en 1860

Gravure - Collection Vallouimages

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Notre-Dame-des-Neiges

La Bérarde - Notre Dame-des- Neiges ou des-Glaciers

Photo Vallouimages - Mai 2002

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La Bérarde vers 1950

La Bérarde vers 1950

Vers 1950 - Collection Vallouimages

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La Bérarde vers 1950

La Bérarde vers 1950

Vers 1950 - Collection Vallouimages

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La Bérarde vers 1920

La Bérarde vers 1920

Vers 1920 - Collection Vallouimages

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La Bérarde vers 1950

La Bérarde vers 1950

Vers 1950 - Collection Vallouimages

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La Bérarde vers 1920

Les guides-paysans Pierre, Jules et Hippolyte Rodier

La Bérarde vers 1920 - Les guides-paysans Pierre, Jules et Hippolyte Rodier

Vers 1920 - Collection Vallouimages

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Bonnes adresses :

Épicerie Café du Vénéon

Tél. : 04 76 79 02 83

LE commerce de la Bérarde

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Restaurant Bar Les Écrins

Cyrille Tairraz

Tél. : 04 76 79 53 46

Carte gourmande, spécialités

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L'Âtre

Tél. : 04 76 79 21 55

Crêperie, dortoirs 4 ou 6 p.

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L'Escalade

Christine Tairraz  Fabre

Tél. : 04 76 79 02 11

Snack à toute heure

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Le Fourney

Catherine Neyraud

Tél. : 04 76 79 51 81

Crêperie, restaurant, bar

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Le Champ de Pin

Christiane Amevet

Tél. : 04 76 79 54 09

Chalet hôtel restaurant

Chambres, dortoirs 4 ou 6 p.

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Ancienne École

Claudine Marotel

Tél. : 04 76 79 29 06

Tél. : 06 80 26 90 14

5 chambres de 2 à 4 p.

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Camping municipal 3*

Tél. : 04 76 79 20 45

Tél. : 06 08 70 59 70

1er juin au 30 septembre

165 emplacements

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Articles :
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Liens :
 

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Motte castrale de Vieille Bérarde

La Bérarde - Motte castrale de Vieille Bérarde

 

La Bérarde - Motte castrale de Vieille Bérarde

Conservation du patrimoine de l'Isère in (2), page 57

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Accueil

Écrins - Accueil

Saint-Christophe

Massif des Écrins - Oisans - Vénéon

La Bérarde

La Bérarde Les Étages Vallon des Étançons
Vallon de Bonne Pierre Vallon de la Pilatte Barre des Écrins

 

Massif des Écrins - Vallée du Vénéon - La Bérarde

La Bérarde est le dernier hameau à l'amont de la vallée du Vénéon. Il est situé à 1713 mètres d'altitude au confluent des vallons de la Pilatte au sud et des Étançons au nord et au pied des premiers contreforts des Écrins qui imposent une orientation nord-sud à la haute vallée.

L'emplacement, abrité et ensoleillé, est judicieux au débouché des deux vallons autrefois pâturés et qui communiquent par des cols élevés mais pratiqués avec la Vallouise d'outre mont.

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Le hameau lui-même a perdu tout caractère, les anciennes maisons ont été entourées de constructions disparates qui ont contribué à dénaturer le site et à lui enlever tout intérêt autre que sa fonction de point de départ vers les hauteurs.

Car le hameau est d'une certaine façon victime de son succès. C'est pour le meilleur un centre d'alpinisme justement réputé, surnommé un peu pompeusement la Mecque de l'alpinisme en Oisans, et le point de départ pour de nombreuses randonnées et montées en refuge, mais c'est aussi pour le pire un centre touristique banalisé à la renommée pour l'instant surfaite qui « offre le spectacle consternant d'une village agressé par les nécessités fonctionnelles » (1).

La Bérarde : le site et le hameau

La Bérarde - Le site au pied de la Grande Aiguille (3421 m) et de la Cime de l'Encoula (3536 m)

La Bérarde - Le site au pied des contreforts des  Écrins qui ferment la vallée

La Bérarde - La face nord-ouest de l'Ailefroide (3954 m) en vue des abords du hameau

La Bérarde - La face nord-ouest de l'Ailefroide (3954 m) en vue des abords du hameau

Juillet 2008

Juillet 2008

Juillet 2008

Juillet 2008

La Bérarde - La face nord-ouest de l'Ailefroide (3954 m) en vue des abords du hameau

La Bérarde - La haute vallée du Vénéon vue de la sortie du hameau

La Bérarde - Le hameau vu de l'amont

La Bérarde - Le hameau sous la Tête de la Maye (2518 m)

Juillet 2008

Juillet 2008

Juillet 2008

Juillet 2008

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Trop près des sommets, il n'y a pas de vue depuis la Bérarde même, et les pentes et le relief y sont rudes, de quoi rebuter les néophytes. Mais il suffit de s'éloigner de peu du village pour entrapercevoir la formidable face nord-ouest de l'Ailefroide si on va vers l'aval ou le sommet de la Meije et le Râteau si on va vers l'amont. On se retrouve vite en plein dans l'Oisans sauvage de Samivel au contact de la rudesse de la nature. Certains repartent déçus de leur aller-retour superficiel, d'autres, plus en communion, auront attrapé le virus. En fait, il faut y venir et y revenir, de préférence hors saison, pour saisir l'esprit des lieux. Une montée au belvédère de la Tête de la Maye qui domine le hameau permet de découvrir l'ampleur du site et achève de convaincre les derniers indécis.

La Bérarde : les environs et le hameau

La Bérarde - Anciens lopins de terre cultivés au dessus du hameau, face au Râteau

La Bérarde - Vestiges de terrains cultivés en face du hameau de l'autre côté de la Rive

La Bérarde - Vieille maison

La Bérarde - Chapelle Notre-Dame des Neiges ou des Glaciers

Juillet 2008

Juillet 2008

Juillet 2008

Juillet 2008

La Bérarde - La haute vallée du Vénéon vue de la sortie du hameau

La Bérarde - Vue générale

La Bérarde - Vue générale

La Bérarde - La Place

Août 2009

Août 2009 Août 2009 Août 2009

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L'ancien hameau était constitué d'une dizaine de maisons basses sur deux niveaux toutes orientées dans l'axe de la pente, l'arrière au nord pour d'une part se protéger des avalanches et du vent froid et d'autre part bénéficier au maximum du soleil. Il dominait la Rive, nom local du Vénéon, d'une vingtaine de mètres, ce qui le mettait relativement à l'abri de ses divagations. Par contre, à l'arrière, une simple levée de terre le protégeait de la menace du Mora, nom du Torrent des Étançons.

Hormis la chapelle recouverte d'ardoises, les maisons étaient exclusivement couvertes de chaume que des perches de bois placées en travers sous le faîte maintenaient en place. L'entrée sur le devant donnait accès à la cuisine, l'étable semi-enterrée se situait à l'arrière. Les chambres et le fenil étaient à l'étage. Contrairement à d'autres habitats d'altitude, il n'y avait pas cohabitation avec les bêtes.

Elles étaient habitées à l'année. Comme aux Étages, il y avait même une école avec 8 élèves en 1925. Les Bérardins et les Étageois devaient être près d'une quarantaine à vivre dans chacun des hameaux à l'ouverture de la route au début des années 1920. Les gens vivaient en autarcie coupés de la vallée pendant les longs hivers dans une configuration culturelle de bouts du monde, dont il reste quelques traces dans la résistance aux contraintes diverses [Laslaz, 2007]. Son dernier habitant permanent, Rémi Turc, s'en est allé mettant un terme à la vie à l'année du village.

La Bérarde vers 1890

Les maisons de la Bérarde au début du XXe siècle

Les maisons à toits de chaume maintenu par des perches transversales au faîte.

À gauche, la levée de terre faisant digue le long du Mora (Torrent des Étançons).

La chapelle construite en 1892 est toute neuve.

Les vieilles fermes des paysans-guides seront détruites entre 1925 et 1940.

Collection Vallouimages - Photo LL - N°604
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L'existence du hameau est déjà attestée aux alentours de l'an Mil. Il se situait plus en aval, au lieu-dit Vieille Bérarde où des traces très arasées ont été identifiées. On les associe à une possible motte castrale, fortification de terre caractéristique de l'an Mil, située au dessus de l'ancien hameau (2), avec des aménagements de pierre à sa base. Un lieu-dit le Château existe d'ailleurs sur le site de la Bérarde (3). L'ancien hameau a été abandonné à une date imprécise pour être reconstruit à son emplacement actuel moins exposé aux catastrophes naturelles et plus ensoleillé (4). Le hameau est mentionné en 1339 sous la forme Berardi au côté de 9 autres dont Istagia, les Étages, puis à nouveau en 1345 (5).

Certains veulent voir dans la Bérarde le village des bergers. On se trouve probablement en face d'une vieille idée reçue, transmise d'auteur en auteur sans analyse critique, qui voudrait que le berger s'appelât berard en occitan, et même aussi pendant qu'on y est en francoprovençal pour le vallon de Bérard au dessus de Vallorcine, en Haute Savoie. Rien ne confirme cette assertion. Mistral, souvent évoqué (6), cite un nom d'homme d'origine germanique et mentionne aussi le sommet du Grand Bérard,  point culminant du petit Massif du Parpaillon, mais ne parle pas de berger. Il en est de même dans tous les dictionnaires, lexiques, glossaires des différentes variantes de l'occitan et du francoprovençal vérifiés pour l'occasion, ainsi que pour les anciens consultés, souvent encore patoisants (7). Par contre, l'hypothèse patronymique à partir du nom d'une vieille famille de la noblesse dauphinoise est plausible (8, 9), surtout en considérant l'existence possible d'une motte castrale, mais il semble néanmoins plus naturel de considérer le hameau pour ce qu'il est, à savoir le hameau des hauteurs, à partir de la base oronymique *BAR, *BER (10), avec possible attraction par le patronyme (11).

Les Bérardins étaient plus sûrement de solides paysans montagnards, y compris donc dans leur gentilé, qui cultivaient durement leurs petits lopins de terre gagnés sur les pierriers sur les pentes inférieures ensoleillées de la Rochaille et de la Tête de la Maye.

La Bérarde : de 1890 à 1920

La Bérarde autrefois - Vers 1890

La Bérarde autrefois - Vers 1900

La Bérarde autrefois - Vers 1920

La Bérarde autrefois - Vers 1890

Vers 1890

Vers 1900

Vers 1920

Vers 1900

La Bérarde autrefois - Vers 1920

La Bérarde autrefois - Vers 1920

La Bérarde autrefois - Vers 1920 - Hôtel Tairraz

La Bérarde autrefois - Vers 1920 - Hôtel Tairraz

Vers 1920

Vers 1920

Vers 1920

Vers 1920

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La vie s'est progressivement transformée avec l'arrivée de la route en 1921, des voitures en 1923 et des touristes. Les toits de chaume, très endommagés sur les dernières photos, ont été remplacés par des toits de tôle ; l'agriculture a définitivement disparu dans la 2e moitié du XXe siècle ; le pont de bois initial a vite été remplacé par un pont de pierre après l'arrivée de la route ; les vieilles auberges apparues dès la fin du XIXe siècle pour accueillir les alpinistes et célèbres pour leurs puces, se sont transformées ou ont disparu ; des bâtisses banales et fonctionnelles les ont remplacées autour de la Place ; des parkings inesthétiques ont été construits dans la zone de divagation du Vénéon ; plusieurs petites constructions sans style se sont installées sur les terrasses sous la Tête de la Maye ; il y a toujours une école mais il s'agit d'une école d'escalade à la bonne saison...

La Bérarde : de 1920 à 1940

La Bérarde autrefois - Vers 1930

La Bérarde autrefois - Vers 1930

La Bérarde autrefois - Vers 1930

La Bérarde autrefois - Vers 1930

Wilhem Giese - Vers 1920

Vers 1920

Vers 1920

La Bérarde autrefois - Vers 1930

La Bérarde autrefois - Vers 1930

La Bérarde autrefois - Vers 1930

La Bérarde autrefois - Vers 1940

Vers 1920

Vers 1920

Vers 1930

Vers 1940

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Pour le meilleur et pour le pire, le village ne dépend plus que du tourisme. La route a été élargie, même un peu trop, lui faisant perdre sa réputation  et surtout permettant l'accès aux camping-cars, ce dont on aurait pu se passer.

Le constat cité en début d'article ne pouvait pas rester sans réaction et, enfin et heureusement, un ambitieux projet de requalification du site a été lancé, certes au prix du déclassement du statut de réserve naturelle de la Bérarde, mais celui-ci n'était pas approprié à un lieu habité et il portait d'ailleurs une grande part de responsabilité dans le laisser-aller qui présidait aux aménagements. Le hameau est ainsi en cours d'embellissement, la place et le parking ont déjà été rénovés et le résultat est déjà intéressant.

La Bérarde : de 1940 à 1960

La Bérarde autrefois - Vers 1940

La Bérarde autrefois - Vers 1940

La Bérarde autrefois - Vers 1950

La Bérarde autrefois - Vers 1950

Vers 1940

Vers 1940

Vers 1950

Vers 1950

La Bérarde autrefois - Vers 1950

La Bérarde autrefois - Vers 1950

La Bérarde autrefois - Vers 1950

La Bérarde autrefois - Vers 1950

Vers 1950

Vers 1950

Vers 1950

Vers 1950

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Mais le projet phare est la construction d'une Maison de la montagne, répondant aux exigences HQE et d'accessibilité aux handicapés, pour un coût de réalisation budgété de près de 4 millions d'euros. Elle regroupera entre autres un office de tourisme, une antenne du Parc National des Écrins et un bureau météo.

Après avoir été un centre alpin majeur et la Mecque de l'alpinisme, les Bérardins réussiront-ils à renouveler l'attractivité de leur village fondée sur sa beauté retrouvée (12) et sur sa valorisation, dans un contexte global de baisse de la pratique de l'alpinisme et de la randonnée (13) et de forte concurrence entre les centres alpins ?

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Notes :

(1) Jean-François Lyon-Caen, in La Bérarde, transformation d'un hameau de montagne, Patrimoine de l'Isère, Oisans, page 156. Encore ici manie-t-on un peu la langue de bois car entendus ou lus ici ou là les commentaires sont beaucoup plus durs.

(2) Chantal Mazard, in L'an Mil en Oisans, Patrimoine de l'Isère, Oisans, pages 56 et 57, qui précise toutefois que seules des investigations archéologiques pourraient permettre de trancher avec une hauteur naturelle. Néanmoins la présence d'aménagements circulaires en pierres à sa base indique une utilisation humaine, note 16 page 93.

(3) Ibid., Cadastre de 1830 et Reconnaissance de 1345, note 16 page 93.

(4) Chantal Mazard et Daniel Roche in Les habitats désertés de Saint-Christophe-en-Oisans, Patrimoine de l'Isère, Oisans, page 73.

(5) Enquête delphinale de 1339 et Reconnaissance de 1345.

(6) Frédéric Mistral,  page 267.

(7) Roland Boyer  juge également cette hypothèse hautement douteuse, à propos des Bérard de Vallorcine, page 24.

(8) Cette possibilité est en elle-même beaucoup plus crédible que l'hypothèses des bergers, d'autant plus qu'une motte castrale est pressentie. À partir d'un patronyme Bérard, du germanique BER = ours et HARD = dur. André Faure identifie ainsi dans les Hautes-Alpes au moins cinq toponymes Bérard, issus de ce patronyme.

(9) Une famille Berardi de la noblesse dauphinoise est attestée en Oisans au village de la Garde au XIVe siècle, mais le seigneur auquel les habitants de la vallée sont redevables n'est pas un Berardi, mais un RichardiIbid., note 4, page 77. Par contre, un lieu-dit Richard existe bien en aval des Étages sous les Fumas avec indication de cabanes sur la Carte du haut Dauphiné - Duhamel, 1892.

(10) Paul-Louis Rousset, page 41.

(11) Au XIVe siècle, patronyme et toponyme étaient tous deux Berardi.

(12) Par beauté retrouvée, il faut considérer l'environnement du village, ses parkings, sa voirie mais aussi et surtout son bâti privé après plus de 30 ans de laisser-faire.

(13) Baisse durement sanctionnée par la fermeture du Centre UCPA, mais l'été 2009 dénote dans cette tendance lourde de baisse de fréquentation de la montagne. Certes, il est sans doute trop tôt pour dire s'il s'agit d'un élément purement conjoncturel, favorisé par une excellente météo et le repli sur l'hexagone dû à la crise, ou s'il s'agit d'une bénéfique inflexion à long terme.

(14) J. Carrel était le petit-fils de Jean-Antoine Carrel du Val Tournanche, le Bersagliere, rival valdôtain de Whymper au Cervin. Son père s'était installé à Chamonix avec ses 5 enfants et avait ensuite suivi Auguste Tairraz à la Bérarde. C'est ainsi que outre les noms bien locaux, Rodier, Turc, etc., on trouve des Tairraz et des Carrel, dont les aïeux ont migré de Chamonix et du Val Tournanche. J. Carrel fut longtemps un maire entreprenant de Saint-Christophe. On lui doit l'installation des adductions d'eau et de l'électricité.

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Références :

Barnola, 2008 : Barnola (P) - Noms de lieux, quelle histoire, Édition Barnola / Vuarchex, Amis du Musée Matheysin.

Boyer, 1999 : Boyer (B) - Le voyage au pays de la Meije.

Boyer, 1987 : Boyer (R) - Les noms de lieux de la région du Mont-Blanc, Éditions Mythra, Sallanches.

Bruhl, 2008 : Bruhl (E) - Accident à la Meije, Hoebeke, réédition 2008 : intéressantes descriptions de la Bérarde, de l'Hôtel Tairraz.

Conservation du patrimoine de l'Isère, 2001 : Oisans, Musée Dauphinois.

Faure, 1998 : Faure () - Noms de lieux et noms de familles des hautes-Alpes, Espace Occitan, Gap.

Isselin, 1967 : Isselin (H) - La Meije, Arthaud.

Laslaz, 2007 : Laslaz (L) - La Meije, un haut lieu alpin, éditions gap.

Lestas, 1986 : Lestas (P) - Le Dauphiné d'en haut, Arthaud.

Mistral, 1979 : Mistral (F) - Lou Trésor dou Félibrige ou Dictionnaire provençal-français, réédition 1979.

Rousset, 1988 : Rousset (PL) - Les Alpes et leurs noms de lieux.

Sentis, 1982 : Sentis (G) - l'Oisans, Histoire, Traditions, Légendes.

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Articles connexes :

Vallée du Vénéon

Saint-Christophe-en-Oisans : La Cordée

Vallon de Lanchâtra

Plat de la Selle

L'Alpe du Pin

Travers des Lacs

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Vallon de la Lavey : Vallon inférieur, Plan de la Lavey,

Lac des Bèches, Lac des Fétoules, Lac de la Muande, Lac des Rouies

Vallon des Étages

La Bérarde

Vallon de Bonne Pierre

Vallon des Étançons

Vallon de la Pilatte

Barre des Écrins - Le sommet, description et photos - Album photos de l'ascension de la Barre.

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Site officiel du Parc National des Écrins  

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Première version Dernière version Dernière correction
Juin 2009 Novembre 2009 Janvier 2013

 

La Meije - Grand Pic (3983 m) et Arête du Promontoire

Photo Vallouimages - Août 2009

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Chronologie d'une évolution mal maîtrisée

Av. 1875

Village de paysans-montagnards

Joseph Rodier accueille les visiteurs dans sa ferme à l'emplacement de l'hôtel Tairraz actuel (annexe de 1925).

1877

1ère ascension de la Meije.

1877

1er refuge STD dans la grange de la ferme Rodier, le reste étant transformée en un petit hôtel.

1884

1887

La STD construit un chalet-hôtel à l'écart en direction du Carrelet (partie du futur centre UCPA)

1887

Inauguration du chalet-hôtel dont la gestion est confiée au chamoniard Auguste Tairraz.

1891

Construction de l'annexe derrière le chalet pour les guides et les porteurs.

1892

Construction de la Chapelle ND des Neiges entre le village et l'hôtel.

1896

Installation du télégraphe.

1902

Installation du téléphone.

1909

La STD vend l'hôtel aux Tairraz.

 

Extension disgracieuse du bâtiment.

1921

Arrivée de la route carrossable.

1923

Ouverture de la route. à la circulation

 

Remplacement de la passerelle en bois par un pont en pierre.

 

La route traverse le village jusqu'à l'hôtel Tairraz.

1925

1927

Les Tairraz achètent l'ancienne ferme-hôtel Rodier qu'ils démolissent pour construire une bâtisse couverte de tôles en annexe à leur hôtel.

1929

J. Carrel (14), jusque là muletier, crée un service régulier d'autocars entre Grenoble et la Bérarde.

Autocar Carrel

Route de la Bérarde - Autocar Carrel

Document Vallouimages

1925

 à

1940

Remplacement des autres vieilles fermes par des maisons analogues : Hôtel des Rhodos (Hippolyte Rodier), Hôtel des Glaciers (Casimir Rodier).

1930

En face, transformation d'une grange en Café du Vénéon (actuelle épicerie).

1940

Suite à ces démolitions, constructions, transformations, une vraie place centrale a été créée entourée de bâtisses fonctionnelles sans caractère.

1945

à

1985

Développement de l'alpinisme pour le plus grand nombre. La Bérarde devient un centre alpin.

1964

René Tairraz cède son hôtel qui devient un centre UNCM, puis UCPA. Son annexe située sur la Place devient le nouvel Hôtel Tairraz, tenu hier par Claude Tairraz, aujourd'hui restaurant-bar tenu par Cyrille Tairraz.

 

Le CAF construit un premier Centre Alpin, en appentis adossé à l'ancien Hôtel Tairraz.

1973

Création du Parc National des Écrins (PNE).

1974

La Bérarde, pourtant hameau d'habitation, se voit doter d'un statut de réserve naturelle.

 

Ce statut ambigu n'aboutit pas plus à la  protection du site qu'à son aménagement harmonieux. Infrastructures d'accueil et édicules divers sont construits chaque année, depuis lors. Ils ont conduit à la situation anarchique et dénaturée du site.

1975

Le CAF construit un nouveau et vaste Centre alpin de l'autre côté du Chemin du Carrelet. L'ancien et le nouveau bâtiment sont reliés par un porche couvert destiné à servir de lieu d'accueil collectif.

1979

Aménagement d'un parking sur les bords du Vénéon en contrebas du hameau.

1984

Création d'un camping municipal sur la rive gauche du Vénéon en aval du village.

1985

Le Vénéon est endigué et le parking est agrandi pour accueillir 300 véhicules.

1985

à

2009

Élargissement de la route d'accès à la Bérarde avec de nombreux à-coups. Cette plus grande facilité d'accès fait perdre à la route et au site une partie de leur aura.

1999

Lancement d'une étude sur la valorisation de la Bérarde.

2000

à

2010

Non sans soubresauts et vifs débats, et même avec un changement de municipalité, le projet de requalification du site de la Bérarde est mené cahin-caha, sur la base d'un accord-cadre signé en 2003 entre le Parc National des Écrins et la commune de Saint-Christophe-en-Oisans, et modifié en 2006.

 

Déclassement du statut de réserve naturelle.

Aménagement de la place et du parking en contrebas du hameau.

2006

La diminution du nombre des inscriptions provoque la fermeture du centre UCPA.

2009

Construction d'une Maison de la montagne,  à la place du centre UCPA, et donc de l'Hôtel Tairraz  de 1887.

STD

Société des Touristes du Dauphiné.

D'après J-F Lyon-Caen,

in Patrimoine en Isère, Oisans, 2001.

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Association

Les Amis de la Bérarde et du Haut Vénéon

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Bureau des guides et accompagnateurs du Vénéon

Tél. : 04 76 79 54 83

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Centre de montagne Oisans-Écrins

Chalet CAF de la Bérarde

Bénédicte Schouler

Tél. : 04 76 79 53 83

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Centre alpin belge

Bénédicte Schouler

Tél. : 04 76 79 05 64

En Belgique 00 32 81 61 25 41

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Rome ne s'est pas fait en un jour,

ce site non plus !

Mais il faut bien commencer ...

Sortie

Version 1.00

Octobre 2004

 

Massif des Écrins - Oisans - Vallée du Vénéon - Hameau de la Bérarde