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La Meije

La Barre des Écrins

Le Pelvoux

Carte des années 70

Descriptif 

La Fédération Française de Randonnée Pédestre a entériné l'évolution des noms, en rebaptisant le célèbre GR54, Tour de l'Oisans, en Tour de l'Oisans et des Écrins, passage obligé vers le nom plus logique et plus simple de Tour des Écrins.

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Massif des Écrins ou Massif de l'Oisans

L'introduction de l'alpinisme a d'entrée de jeu posé la question de l'appellation des montagnes, sommets et massifs, auxquels les habitants étaient bien souvent indifférents jusque là, quand elles n'étaient pas source de frayeur. La solution d'autrefois était simple, soit on reprenait un nom plus ou moins ancien signifiant montagne ou hauteur dans le langage local ou dans les langages oubliés du passé, comme pour le Pelvoux, soit on ne nommait tout simplement pas la montagne, comme pour les Écrins (1), soit, enfin, on lui donnait un nom rappelant une caractéristique importante pour les habitants, comme pour notre Meije, l'aiguille de mi-jour, midi, pour les Gravarots. La question se posait à l'échelle des sommets, a fortiori à l'échelle du massif dont les habitants ne pouvaient pas avoir notion. En clair, il manquait déjà des noms pour les sommets, il n'y en avait pas pour les massifs.

Notre massif était bien sûr concerné et n'avait pas de nom.  Compte tenu de sa taille et sa complexité, en avoir une vue d'ensemble supposait des connaissances en géographie qui n'existaient pas ou restaient sommaires, comme on peut le voir sur les cartes de Cassini.

Comment nommer cet ensemble mal défini de hautes montagnes au sud-est de Grenoble ? Le seul nom géographique existant était celui de notre Oisans, cela tombait bien puisque les principaux sommets, Meije, Écrins (1), et points de départ, La Grave, Saint-Christophe-en-Oisans, la Bérarde, se trouvaient en Oisans. L'extension au Valbonnais, Valjouffrey, Valgaudemar s'est faite naturellement, tant ces vallées étaient proches et similaires. Plus surprenante est l'extension à la partie briançonnaise du massif. Un nom concurrent a d'ailleurs émergé sur ce versant, renforcé par la création du Parc Domanial du Pelvoux, couvrant une partie de notre massif. On a donc eu en concurrence deux noms pour désigner l'actuel massif des Écrins, le massif de l'Oisans et le massif du Pelvoux. Il est de fait qu'il y a quelques dizaines d'années, on employait indifféremment les deux noms, le premier peut-être plus fréquemment que le second. Si le Pelvoux est un sommet, ce qui peut justifier l'extension à un massif, l'Oisans est un bassin hydrographique, en aucun cas un massif !

L'ambiguïté existant, on a vu apparaître, à la suite de Duhamel et Coolidge, une tentative de renouvellement avec massif du Haut Dauphiné, mais dont la définition restait peu clair (carte ci-contre). Massif de la Meije a aussi été utilisé, mais avec un faible succès et une couverture plus réduite, ne recouvrant pas le sud du massif par exemple.

La création du Parc National des Écrins en 1973 a mis tout le monde d'accord et a imposé le nom massif des Écrins.

Pourtant, en 1978 encore, Samivel incluait dans le grand Oisans sauvage, non seulement l'Oisans géographique mais aussi toute la zone sud du massif jusqu'à Gap, Embrun et Briançon.

 

Note

le grand Oisans sauvage selon Samivel

 

Depuis lors, néanmoins, on constate la disparition progressive des appellations massif de l'Oisans et massif du Pelvoux, au profit de l'appellation unique et fédératrice de massif des Écrins, la seule que nous retiendrons ici.

L'unanimité sur l'utilisation du nom des Écrins pour l'ensemble du massif n'a pourtant duré qu'un temps, car, surfant sur le succès du nom, on constate une tentative inverse, réductrice cette fois, de récupération pour le seul canton de l'Argentière-la-Bessée, nouvellement nommé Pays des Écrins. Le message se brouille à nouveau. Que sont donc ces fameux Écrins que le Parc avait réussi à imposer ? Ils trônaient fièrement au centre du parc et de leur massif et se verraient rejeter en limite d'un pays qui porterait leur nom dans un but de promotions économique et touristique ?

Mais après tout, peut-être est-ce tout simplement la réponse du berger à la bergère, à tous ceux qui voudraient que le Pelvoux fût en Oisans alors qu'il est en Briançonnais !

Notes

(1) Les Écrins n'ont été découverts que tardivement par les géographes du XIXe siècle, alors qu'ils étaient pourtant le point culminant de la France. Ils sont situés en fait aux confins de l'Oisans et du Briançonnais, le point culminant lui-même étant déjà complètement en Briançonnais. Ils étaient parfois nommés Pointe des Arsines par les locaux.

 

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Rome ne s'est pas fait en un jour,

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Octobre 2004